virtualisation

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L’usine nouvelle a publié récemment un article intitulé “IBM réinvente le PC en client/serveur pour réduire les coûts“. La démarche d’IBM (virtualiser le poste client en utilisant des composants open-source) est tout à fait conforme à notre vision du marché et à ce qu’a écrit David dans son article sur le Minitel 2.0.

Certains diront peut-être “si le poste de travail de l’utilisateur est virtualisé, à quoi bon virtualiser le navigateur Internet ?” ; et bien, la réponse est assez simple : si virtualiser le poste de travail a de nombreux avantages (économique notamment), cela ne régle en rien la problématique de sécurité du navigateur Web ; la menace est simplement déplacée d’un poste physique à un environnement virtuel et tant que le navigateur s’exécute dans le même environnement que les autres applications et les données confidentielles, on ne résoud pas le problème.

C’est pourquoi, dans tous les cas nous préconisons une virtualisation du navigateur, quitte à avoir une “double virtualisation” : un navigateur virtualisé à l’intérieur d’un poste de travail virtualisé. Au moins tant que les applications ne sont pas toutes web ; une fois que ce sera le cas, Virtual Browser pourra devenir le moyen unique d’accès sécurisé au SI de l’entreprise en se passant de l’OS client…

Minitel 2.0 ?

La vie est-elle un éternel recommencement ? je n’en suis pas certain, mais l’informatique peut-être. C’est en tout cas ce qu’on peut se demander quand on voit l’émergence de nouvelles architectures centralisées qui nous ramènent à une autre époque : Les applications sur des serveurs mutualisés et les postes de travail devenant (redevenant ?) de simples terminaux de connexion à ces applications… Serait-ce le retour des terminaux passifs, voire de l’architecture Minitel ? Le Minitel 2.0 !!

Au-delà de cette idée amusante on voit se dessiner, sur fond de mobilité, de virtualisation, de web 2.0 et de saas, l’informatique des 10 prochaines années, faite de nouveaux usages, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles architectures techniques.

A terme, l’infrastructure IT des entreprises sera composée de datacenters virtualisés, d’applications hébergées dans l’entreprise ou chez des éditeurs et fournisseurs de services (CRM, ERP, outils collaboratifs, E-administration …), de postes réduits à leur plus simple expression et capables de se connecter depuis n’importe quelle connexion (wifi, 3G, etc…).

Cette vision, partagée par de nombreux observateurs et analystes, semble être une évolution naturelle qui a commencé et qui devrait s’accélérer, pour les opportunités qu’elle laisse entrevoir :

  • Les utilisateurs deviendront des usagers de l’informatique et n’auront pas besoin d’être experts
  • Les entreprises auront moins besoin de compétences internes et pourront s’appuyer sur des spécialistes
  • La disponibilité des applications sera améliorée grâce à leur consolidation chez des hébergeurs qui offriront des garanties de services (SLA)
  • L’infrastructure sera évolutive et son coût variable. La charge supportée et les dimensions de l’infrastructure seront modulables avec l’activité
  • La mobilité et le télétravail seront favorisés ce qui sera bénéfique pour la productivité mais aussi pour l’écologie (en limitant les déplacements inutiles et en optimisant les consommations énergétiques dans les datacenters)

Si je force volontairement le trait du coté optimiste, il faut malgré tout rester lucide sur le fait que, à ce stade, il existe 2 freins à cette évolution :

  1. Le développement des réseaux haut débit. Il faudra que les utilisateurs nomades aient un accès où qu’ils se trouvent. Toutefois, ce problème disparait peu à peu car on arrive à un maillage très complet de la part des opérateurs, chez les particuliers comme dans les entreprises ou les lieux publics.
  2. La sécurité. Il faudra résoudre la question de la confiance dans l’externalisation des applications et des données. Il faudra résoudre la question des risques liés aux vulnérabilités des navigateurs web qui deviennent le talon d’Achille de l’architecture et la cible numéro 1 des cybercriminels.

C’est pour aider au développement de ces nouveaux usages que commonIT s’est donné pour mission de décharger les utilisateurs du web des contraintes liées à la sécurité et la mobilité.

C’est le sens de notre “Stress-free internet”