terminaux passifs

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A l’échelle mondiale, Datamonitor estime qu’une entreprise sur cinq a adopté une démarche Green IT ou écoresponsable. Cette démarche (dont les motivations sont autant écologiques qu’économiques) passe par une utilisation plus durable de l’informatique, en allant d’une utilisation modérée du papier (contrôle des impressions par exemple) à la maîtrise énergétique de son système d’information.

S’il est vrai que mes associés et moi-même voulons faire de commonIT est une entreprise écoresponsable, la question que je me pose est la suivante : “notre produit Virtual Browser peut-il contribuer au développement du Green IT ?”… Et à mon avis, la réponse se situe à plusieurs niveaux.

On peut d’abord considérer que tout ce qui favorise le développement (1) du travail à distance et (2) de la centralisation des applications (virtualisation, cloud computing) contribue indirectement à faire des économies d’énergie en limitant les déplacements et en réduisant les consommations énergétiques des parcs informatiques (selon VMWare la consolidation de 10 machines sur un même serveur virtuel permet de réduire de 80 à 90% la consommation électrique associée). En ce sens, la souplesse et la sécurité qu’apporte Virtual Browser dans une utilisation (mobile notamment) des applications web peut aider les entreprises à aller dans la bonne direction.

Mais le lien le plus direct entre Virtual Browser et le Green IT est probablement l’opportunité que le produit représente pour les terminaux légers comme les Netbooks. En effet, le développement de ces terminaux peu coûteux et visiblement ”écolos” (voir cette discussion intéressante sur greenit.fr) est en partie freinée par les ressources matérielles dont les navigateurs web ont besoin. Un Netbook peut manquer de puissance pour exécuter des applications web complexes. Or Virtual Browser, en déportant l’éxécution des navigateurs sur un serveur permet de résoudre ce problème de performance : l’agent logiciel déployé sur le poste (ou le Netbook) est très peu gourmand en ressources (il peut tourner sur une simple clé USB), toute la puissance étant centralisée et mutualisée sur le serveur.

Minitel 2.0 ?

La vie est-elle un éternel recommencement ? je n’en suis pas certain, mais l’informatique peut-être. C’est en tout cas ce qu’on peut se demander quand on voit l’émergence de nouvelles architectures centralisées qui nous ramènent à une autre époque : Les applications sur des serveurs mutualisés et les postes de travail devenant (redevenant ?) de simples terminaux de connexion à ces applications… Serait-ce le retour des terminaux passifs, voire de l’architecture Minitel ? Le Minitel 2.0 !!

Au-delà de cette idée amusante on voit se dessiner, sur fond de mobilité, de virtualisation, de web 2.0 et de saas, l’informatique des 10 prochaines années, faite de nouveaux usages, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles architectures techniques.

A terme, l’infrastructure IT des entreprises sera composée de datacenters virtualisés, d’applications hébergées dans l’entreprise ou chez des éditeurs et fournisseurs de services (CRM, ERP, outils collaboratifs, E-administration …), de postes réduits à leur plus simple expression et capables de se connecter depuis n’importe quelle connexion (wifi, 3G, etc…).

Cette vision, partagée par de nombreux observateurs et analystes, semble être une évolution naturelle qui a commencé et qui devrait s’accélérer, pour les opportunités qu’elle laisse entrevoir :

  • Les utilisateurs deviendront des usagers de l’informatique et n’auront pas besoin d’être experts
  • Les entreprises auront moins besoin de compétences internes et pourront s’appuyer sur des spécialistes
  • La disponibilité des applications sera améliorée grâce à leur consolidation chez des hébergeurs qui offriront des garanties de services (SLA)
  • L’infrastructure sera évolutive et son coût variable. La charge supportée et les dimensions de l’infrastructure seront modulables avec l’activité
  • La mobilité et le télétravail seront favorisés ce qui sera bénéfique pour la productivité mais aussi pour l’écologie (en limitant les déplacements inutiles et en optimisant les consommations énergétiques dans les datacenters)

Si je force volontairement le trait du coté optimiste, il faut malgré tout rester lucide sur le fait que, à ce stade, il existe 2 freins à cette évolution :

  1. Le développement des réseaux haut débit. Il faudra que les utilisateurs nomades aient un accès où qu’ils se trouvent. Toutefois, ce problème disparait peu à peu car on arrive à un maillage très complet de la part des opérateurs, chez les particuliers comme dans les entreprises ou les lieux publics.
  2. La sécurité. Il faudra résoudre la question de la confiance dans l’externalisation des applications et des données. Il faudra résoudre la question des risques liés aux vulnérabilités des navigateurs web qui deviennent le talon d’Achille de l’architecture et la cible numéro 1 des cybercriminels.

C’est pour aider au développement de ces nouveaux usages que commonIT s’est donné pour mission de décharger les utilisateurs du web des contraintes liées à la sécurité et la mobilité.

C’est le sens de notre “Stress-free internet”