Je ne suis pas un grand fan des analogies quand on parle d’informatique. Moi qui suis un homme de marketing, j’admets qu’elles ont des vertus pédagogiques et permettent de faire passer des idées qui en matière de nouvelles technologies sont assez difficiles à comprendre. Mais en même temps je leur reproche une tendance à la vulgarisation qui, en tirant les concepts par les cheveux, finit parfois par en retirer la force… Mais puisque commonIT est née d’une innovation technologique que nous destinons au plus grand nombre, une fois n’est pas coutume, je me risque à une analogie :
A Lyon, pas loin de notre siège, a ouvert un centre unique au monde, appelé IWAY dans lequel on peut piloter des formules 1 dans un simulateur si performant que même les pilotes professionnels sont bluffés. Le parallèle avec commonIT et notre produit Virtual Browser est intéressant. Imaginez que vous conduisez une formule 1 dans un simulateur si réaliste que tout se passe comme sur un vrai circuit : vous allez aussi vite, vous avez les mêmes sensations, vous bénéficiez des mêmes technologies, de la même sécurité… Mais si vous avez un accident, vous ne risquez rien, vous redémarrez la course et la partie recommence. Remplacez le circuit par Internet, la formule 1 par un navigateur, l’accident par une attaque informatique et vous comprenez le concept de Virtual Browser : garantir que vos données et vos applications ne risquent rien, même en cas d’attaque.
Parmi les nombreuses discussions qui ont contribuées à la genèse de commonIT, il en est une que Daniel et moi avons eue il y a quelques temps en regardant de près le développement du Web 2.0 qui apportait à peu près autant de nouvelles fonctions que de problèmes de sécurité. Les échanges P2P, les messageries instantanées, les réseaux sociaux, etc… Tout conduisait au même constat : le poste de travail et ses données sont connectés à des applications complexes que les produits existants sont incapables de contrôler correctement. Aucune solution de sécurité n’est fiable à 100%. Tous les éditeurs vous le diront, une solution de sécurité a une obligation de moyen, pas de résultat. Et c’est bien là le problème. Avec le développement exponentiel des nouvelles technologies d’Internet, les moyens à mettre en oeuvre deviennent disproportionnés au regard des résultats. Au cours de cette discussion nous avons cherché à prendre le problème à l’envers de ce que veulent les conventions de notre domaine : Plutôt que de penser à un énième logiciel (anti-virus, anti-spyware, anti-spam, anti-phishing, anti-ce-que-vous-voulez qui serait venu surcharger des produits de sécurité et des postes de travail déjà étouffés par des fonctions plus ou moins efficaces) nous avons remis en cause l’architecture des logiciels de sécurité eux-mêmes. Nous avons imaginé qu’il soit possible d’inventer un produit dont l’architecture garantirait à 100% la sécurité des postes connectés aux applications web.
Un peu plus tard (et environ 10 ans après qu’il ait conçu une architecture qu’IDC appelera UTM - Unified Threat Management), Daniel inventait Virtual Browser, une solution sécurisée nativement, par son architecture. Virtual Browser est un navigateur web qui ne s’exécute pas sur le poste de travail, mais sur un serveur isolé, seuls l’affichage et le son arrivent sur le poste. Le code est éxécuté dans un environnement isolé. Par construction, l’architecture de Virtual Browser garantit que si, malgré le haut niveau de sécurité de la solution, une attaque n’est pas bloquée, les applications, les données et l’ensemble du réseau ne risquent rien. Virtual Browser est la première solution “secure by design”.